15 techniques de sioux pour refourguer le petit à votre conjoint. (pendant que vous vous la coulez douce)

Allons bon. Ne faites pas les choqués en lisant ce titre quelque peu provocant. Ne dites pas que vous n’avez jamais procédé à des moyens douteux afin de passer le relais à votre conjoint, on ne vous croirait pas. Ici, chez Parent Epuisé, on a décidé de l’assumer. Alors voici quelques techniques de Sioux imparables pour refourguer le petit. Ca marche aussi avec les grands parents, voisins, amis, et toutes les personnes de confiance que vous aurez sous la main.

  1. Les excuses de santé : expliquez-lui que vous avec une extinction de voix, un rhume super contagieux, le dos bloqué, un début de gastro, peut être même une terrible intoxication alimentaire qui vous cloue au lit.
  2. Les excuses d’inaptitude absolue : vous êtes trop nul(le) en maths, vous ne savez pas le laisser gagner au dames, vous ne savez pas faire de trottinette, vous traversez quand le bonhomme est rouge et il y a une panne d’internet qui vous empêche de vous connecter à Wikipédia pour toutes ses questions improbables. (ah, mais il y a une solution par ici avec l’antisèche universelle du parent)
  3. La visite de l’ami d’enfance qui vit à 10 000 km et ne vient qu’1 fois tous les 10 ans.
  4. La flatterie : dites à votre conjoint qu’il est tellement meilleur pour l’éducation, qu’il/elle a un talent fou et inégalé et que vous avez beau essayer de faire pareil, vous ne lui arrivez pas à la cheville.
  5. Le pur chantage affectif : « Les enfants préfèrent être avec toi de toutes façons. »
  6. La négociation au sommet (spécial geeks et polytechniciens) : avec un petit excel reprenant exactement toutes les heures où vous vous y êtes collé(e), histoire de montrer que là, vraiment, c’est son tour.
  7. Le chantage matériel : « Si tu t’en occupes pendant 2 heures, je pourrais peut être enfin réparer le store, nettoyer la salle de bain, trier les photos de famille. » (même si on sait maintenant que des photos de famille, il y en a de moins en moins, mais lisez plutôt La loi des 3 enfants pour en être convaincus)
  8. L’ambitieux(se) : « Comment veux-tu que j’obtienne une promotion au travail si je n’ai jamais de temps pour me poser et travailler ? »
  9. Le Calimero : « Je suis à bout de force. J’ai besoin d’un temps de pause sinon je vais faire un burn-out. »
  10. Le coup du sauveur ou de la mauvaise foi absolue : vous commencez à vous en occuper et vous faites en sorte que cela se passe vraiment mal. Les petits se disputent, ils se fâchent contre vous, bref, il faut impérativement que le conjoint arrive à la rescousse.
  11. Le foutage de g** complet : « Je peux pas j’ai piscine. » (mais attention aux dommages collatéraux)
  12. Les courses au supermarché : vous dites que vous vous en occupez après les courses et vous ne revenez que 3 heures après. « Il y avait beaucoup de monde, tu comprends. J’ai fait la queue pendant 2 heures, j’ai maintenant besoin de calme et de repos » (vous allez encore gagner 1 heure de répit, voire même négocier que le repas de midi soit intégralement cuisiné sans que vous n’ayez à lever le petit doigt)
  13. Le déni d’autorité : dites que vous n’avez pas d’autorité naturelle et que les petits vont forcément finir devant l’écran avec un paquet de bonbons dans la main. Ca n’est pas très éducatif. Il vaut mieux que le conjoint s’y colle.
  14. Le chantage sexuel : « Si tu t’en occupes je te promets la nuit d’amour digne des plus grands films hollywoodiens. » (bon mais évitez de citer Basic Instinct s’il vous plait.) (Et cette technique de sioux ne marche bien sûr qu’avec le conjoint. Pas avec le voisin)
  15. Le brainwashing et syndrome de la victime : montrez que votre enfant veut absolument que ça soit l’autre qui le garde. Auparavant vous aurez pris soin de lui expliquer qu’avec vous ça sera échecs et salsifis, alors qu’avec l’autre ça sera bonbons, manège et petits copains.

Alors, vous voyez, il y en a des possibilités ! Il suffit d’un peu d’imagination. Bon, la direction décline toute responsabilité face aux dommages collatéraux qui pourraient survenir, comme la dispute, le divorce ou autre petit tracas toutefois fort désagréable. A utiliser donc avec modération, tout comme l’alcool, même si, on le sait maintenant, il reste l’allié numéro 1 du parent. (La preuve dans ce très bon article sur l’éthyloparentalité )

Et sinon, il y a toujours nos merveilleuses fiches d’activité à télécharger par ici, qui occuperont votre enfant au moins 10 bonnes minutes. Elle est pas belle la vie ?

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